Ce que vous allez lire dans cet article :
Dans le retail, le libre-toucher est devenu une norme. Mais cette liberté a un coût : augmentation du risque de vol, de détérioration ou de manipulation excessive. Entre sécurisation rigide et expérience client fluide, l’équilibre est délicat — mais stratégique. C’est précisément ce défi que doivent relever les enseignes pour conjuguer attractivité commerciale et maîtrise des pertes.

Pourquoi le libre-toucher est devenu incontournable
Aujourd’hui, 8 clients sur 10 affirment vouloir manipuler un produit avant de l’acheter. Dans les secteurs comme la téléphonie, l’électronique, la beauté ou le sport, la démonstration produit est au cœur de l’acte d’achat. Le libre-toucher n’est plus un luxe, mais une attente implicite.
Cette attente concerne tous les types de clients :
- Les technophiles qui veulent tester un appareil avant de s’engager.
- Les acheteurs sensibles au design, qui doivent pouvoir apprécier les finitions.
- Les utilisateurs pragmatiques, pour qui le produit doit être tangible et fonctionnel.
L’expérience sensorielle est un facteur de conversion. Priver le client de cette étape, c’est lui offrir une raison de partir. Dans un monde dominé par le e-commerce, les points de vente physiques conservent un avantage décisif : la relation sensorielle au produit. Voir, toucher, essayer, manipuler, entendre… chaque interaction physique renforce le lien émotionnel entre le client et l’article.
Cette étape sensorielle joue un rôle clé dans la prise de décision :
- En téléphonie, c’est le poids du smartphone ou la fluidité de l’écran.
- En beauté, c’est la texture d’une crème ou l’odeur d’un parfum.
- En bricolage, c’est la prise en main d’un outil ou sa maniabilité.
Privé de cette phase, le client est livré au doute. Et dans un univers ultra-concurrentiel, le doute fait fuir. Un produit inaccessible, trop sécurisé ou enfermé derrière une vitre devient rapidement un frein à l’achat, voire un irritant. À l’inverse, un produit que l’on peut manipuler librement déclenche un engagement, un début d’appropriation… et une conversion plus naturelle.
Permettre l’expérience, c’est enclencher le processus d’achat. L’empêcher, c’est y renoncer avant même d’avoir commencé.
Les impacts d’une mauvaise sécurisation
Lorsqu’un produit est trop protégé (sous vitrine, verrouillé, inaccessible), cela génère de la frustration. Inversement, une exposition sans précaution sur certains articles attire les vols opportunistes ou répétés. Ces deux extrêmes nuisent à la performance globale du magasin.
Le saviez-vous ?
La démarque inconnue représente en moyenne 1,4 % du chiffre d’affaires en grande distribution et jusqu’à 3 % dans les secteurs high-tech
(source : Perifem 2023).
Une mauvaise sécurisation peut entraîner :
- Des pertes produits régulières, qui grèvent la rentabilité.
- Une surcharge des équipes, focalisées sur la surveillance plutôt que sur le conseil.
- Un effet dissuasif sur les clients, qui évitent les zones « sous cloche ».
À l’heure où l’expérience client est un levier de différenciation majeur, chaque friction compte.
Trouver le bon niveau de sécurité
Sécuriser ne veut pas dire verrouiller. Il s’agit de mettre en place des dispositifs adaptés à la typologie produit, à sa valeur, à sa position dans le linéaire et à la zone géographique.
Une bonne sécurisation est :
- Ciblée : on ne sécurise pas tout, mais ce qui le mérite vraiment.
- Proportionnée : plus le risque est élevé, plus la technologie est avancée.
- Non intrusive : le client doit pouvoir interagir avec le produit librement.
Les bonnes pratiques :
- Évaluer les produits les plus exposés (prix, attrait, facilité d’emport).
- Segmenter les dispositifs selon les rayons (libre-emporter vs libre-toucher).
- Standardiser les outils en gardant une logique de merchandising global.
Le rôle des solutions modernes (et invisibles)
Les solutions actuelles permettent de sécuriser sans montrer. Elles utilisent le design, la technologie et l’intelligence de détection pour agir uniquement quand c’est nécessaire.
Parmi ces technologies :
- Les supports discrets intégrés au mobilier, invisibles pour le client.
- Les recoilers intelligents, qui détectent les mouvements suspects.
- Les systèmes d’alarme silencieux, connectés à une centrale.
- Les boîtiers de sécurisation transparents, qui conservent la lisibilité produit.
Voir l’étude de cas Orange x SAAA Retail pour découvrir une sécurisation libre-toucher dans un réseau national.
Ce que ça change sur le terrain

Côté client :
- Une sensation de liberté et d’autonomie.
- Un produit visible, accessible, compréhensible.
- Moins d’interactions forcées avec le personnel.

Côté équipe :
- Moins de temps passé à surveiller ou à intervenir.
- Moins de stress sur les zones sensibles.
- Une meilleure efficacité au quotidien.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes
d’augmentation
des ventes
Un point de vente qui passe d’un système fermé à un dispositif libre-toucher sécurisé augmente ses ventes de +18 % en moyenne sur les catégories exposées (source interne SAAA / panel téléphonie 2023).
Dans le même temps :
- La démarque inconnue diminue jusqu’à 35 % sur les produits sécurisés.
- Le temps moyen de manipulation produit est doublé.
- Les ventes additionnelles (accessoires, garanties) sont en hausse.
Ces données confirment que la sécurisation pensée expérience est un levier commercial.
Ce que font les enseignes les plus avancées
Les enseignes qui ont pris de l’avance :
- Impliquent les équipes dès la conception des dispositifs.
- Co-développent des solutions avec des partenaires comme SAAA Retail.
- Pensent la sécurité comme une composante du parcours client, pas un module indépendant.
Elles gagnent :
- En cohérence visuelle.
- En performance de vente.
- En satisfaction client et collaborateur
En conclusion
Sécuriser sans casser l’expérience client, c’est possible. Et plus que jamais nécessaire.
En intégrant des dispositifs adaptés, esthétiques et bien pensés, vous transformez la sécurité en valeur ajoutée commerciale. Le produit reste au cœur de l’attention. Et l’achat se fait naturellement, sans friction.
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