Ce que vous allez lire dans cet article :
- Introduction : La sécurité par le design, pas par la correction
- Pourquoi penser sécurité dès l’esquisse du projet
- Les principes fondamentaux du Security by Design
- Le zoning stratégique : cartographier pour sécuriser
- Optimiser la circulation : fluidité et contrôle
- Éliminer les points aveugles
- Intégrer les dispositifs techniques dès la conception
- Cas pratiques : réaménagements réussis
- Checklist du réaménagement sécurisé
- L’aménagement, investissement sécuritaire structurant
Introduction : La sécurité par le design, pas par la correction Trop souvent, la sécurisation d’un point de vente est pensée en dernier recours, après l’aménagement du mobilier, après l’installation des rayonnages, parfois même après les premiers incidents de vol. Cette approche réactive coûte cher : il faut alors adapter tant bien que mal des […]
Introduction : La sécurité par le design, pas par la correction
Trop souvent, la sécurisation d’un point de vente est pensée en dernier recours, après l’aménagement du mobilier, après l’installation des rayonnages, parfois même après les premiers incidents de vol. Cette approche réactive coûte cher : il faut alors adapter tant bien que mal des solutions antivols à un espace qui n’a pas été conçu pour les accueillir, multiplier les équipements pour compenser les angles morts, percer des trous supplémentaires dans un mobilier flambant neuf.
À l’inverse, intégrer la sécurisation dès la phase de conception d’un réaménagement transforme radicalement l’équation. Non seulement vous économisez entre 20 et 40% sur le coût total de la sécurisation (moins d’équipements nécessaires, installation simplifiée, pas de retrofit), mais vous créez également un environnement commercial plus fluide où la protection des produits se fait naturellement, sans friction pour le client.
Cette approche qu’on appelle le « Security by Design » ou « conception sécurisée » consiste à penser simultanément trois dimensions lors de la conception d’un espace commercial :
- L’attractivité commerciale (merchandising, parcours client, ambiance)
- L’efficacité opérationnelle (logistique, ergonomie de travail, rentabilité au m²)
- La sécurité préventive (visibilité, contrôle des flux, dissuasion naturelle)
Ce guide complet vous donne toutes les clés pour réussir cette intégration dès les premières esquisses de votre projet de réaménagement.
Pourquoi penser sécurité dès l’esquisse du projet
Les bénéfices économiques immédiats
Réduction du coût total de sécurisation (20-40%)
Lorsque la sécurité est intégrée dès la conception, on optimise le nombre de dispositifs nécessaires :
- Moins d’angles morts = moins de caméras requises
- Circulation pensée pour la surveillance = moins de personnel de sécurité
- Câblage électrique anticipé = pas de travaux supplémentaires coûteux
- Mobilier avec fixations intégrées = pas de retrofit
Exemple concret : Une boutique de téléphonie de 150 m² réaménagée sans penser sécurité nécessite généralement :
- 12 caméras pour couvrir tous les angles morts
- 40 supports antivols avec installation complexe (perçages multiples)
- Câblage apparent inesthétique
La même surface avec conception sécurisée :
- 8 caméras suffisent (angles morts éliminés dès le plan)
- 35 supports avec fixations pré-intégrées au mobilier
- Câblage invisible dans les structures
- Économie estimée : 5 000 à 8 000€
Éviter les coûts de modification post-installation
Rien n’est plus coûteux que de devoir refaire des travaux parce que l’aménagement initial crée des problèmes de sécurité insurmontables. Déplacer une cloison, modifier un îlot central, reprendre le câblage : ces interventions en point de vente ouvert coûtent 2 à 3 fois plus cher que si elles avaient été anticipées.
Les bénéfices opérationnels durables
Réduction de la démarque structurelle
Un magasin bien conçu sur le plan sécuritaire affiche généralement une démarque inférieure de 30 à 50% par rapport à un magasin mal agencé, à équipement antivol équivalent. Pourquoi ? Parce que la prévention passive (architecture, visibilité, flux) dissuade en amont, avant même que l’envie de voler ne se concrétise.
Amélioration de l’efficacité des équipes
Des vendeurs qui peuvent surveiller l’ensemble du magasin depuis n’importe quel point, qui n’ont pas à courir d’un bout à l’autre pour assurer une présence dissuasive, qui travaillent sereinement parce que l’espace est « sécurisé par nature » : c’est du temps libéré pour le conseil client et la vente.
Expérience client préservée
Paradoxalement, un magasin pensé pour la sécurité offre souvent une meilleure expérience client. Pourquoi ? Parce qu’on évite la surenchère de dispositifs antivols oppressants (grilles, vitrines fermées partout, alarmes intempestives) au profit d’une sécurité fluide et invisible.
Les bénéfices à long terme
Flexibilité et évolutivité
Un espace conçu avec des fondations sécuritaires solides (câblage structurant, zones modulables, système centralisé) permet de réagencer facilement les rayons au fil des saisons, des tendances, des nouvelles références, sans remettre en cause toute la sécurisation.
Valorisation de l’actif immobilier
Un point de vente moderne, sécurisé par conception, a une valeur de revente ou de location supérieure. Il devient un argument commercial vis-à-vis d’un futur repreneur ou locataire.
Les principes fondamentaux du Security by Design
Principe n°1 : La visibilité totale
Objectif : Depuis n’importe quel point du magasin (caisses, accueil, zones de conseil), un membre de l’équipe doit pouvoir embrasser du regard la majorité de la surface de vente.
Concrètement :
- Pas de cloisons opaques divisant l’espace (sauf contraintes techniques)
- Hauteur de mobilier décroissante du fond vers l’entrée (perspective dégagée)
- Vitrophanie limitée en vitrine (voir de l’extérieur vers l’intérieur)
- Éclairage homogène sans zones d’ombre propices à la dissimulation
Règle des 80% : Au moins 80% de la surface commerciale doit être visible depuis le point de caisse principal.
Exception : Cabines d’essayage, réserve, bureau. Ces espaces fermés doivent avoir leur propre dispositif de sécurisation (comptage en entrée/sortie, surveillance vidéo).
Principe n°2 : La circulation dirigée
Objectif : Créer un flux de circulation naturel qui fait passer le client par des zones de haute surveillance tout en lui donnant l’impression de liberté.
Concrètement :
- Entrée unique (ou entrées multiples mais convergentes vers un sas commun)
- Parcours suggéré par l’agencement (sans contrainte physique)
- Points de décision limités (éviter les carrefours à 5 branches)
- Zone de caisse positionnée pour voir les allées et venues
Le modèle IKEA (adapté au retail) IKEA a perfectionné la circulation dirigée : un parcours quasiment obligatoire qui passe par toutes les zones, avec peu d’échappatoires. Même si votre magasin ne peut (ni ne doit) être aussi contraignant, le principe reste valable : guider sans enfermer.
Principe n°3 : La profondeur défensive
Objectif : Multiplier les couches de dissuasion plutôt que de tout miser sur une seule barrière.
Les 5 couches de protection :
- Façade et vitrine : Première impression de sécurité (présence de caméras visibles, vitrophanie « sous surveillance »)
- Seuil d’entrée : Portiques antivols, accueil client systématique
- Espace de vente : Visibilité, circulation contrôlée, présence du personnel
- Zone sensible (produits de forte valeur) : Sécurisation renforcée, vitrines, alarmes
- Zone de sortie : Caisses positionnées stratégiquement, dernière vérification
Un voleur potentiel qui perçoit plusieurs niveaux de protection renonce plus facilement qu’un voleur qui n’identifie qu’une seule barrière (qu’il peut espérer contourner).
Principe n°4 : La dissuasion naturelle par l’environnement
Objectif : Utiliser les éléments architecturaux et l’aménagement pour décourager naturellement les comportements délictueux.
Techniques CPTED (Crime Prevention Through Environmental Design) :
Territorialité : Marquer clairement les limites entre espace public (rue), espace semi-public (entrée du magasin), espace privé (zone de vente). Un seuil bien défini (changement de revêtement de sol, marche, porte vitrée) signale psychologiquement qu’on entre dans un territoire contrôlé.
Surveillance naturelle : Positionner les postes de travail (caisse, accueil, conseil) de manière à ce que le personnel voie naturellement les zones à protéger, sans effort ni caméra.
Renforcement positif : Un espace propre, ordonné, bien éclairé, avec du personnel attentif, envoie le message « ce magasin est bien tenu, vous serez repéré si vous tentez quelque chose ». À l’inverse, un magasin en désordre signale un manque de contrôle.
Gestion de l’espace : Éviter les recoins, les zones de stationnement prolongé invisible (banquette cachée derrière une colonne), les accumulations de marchandises en vrac.
Principe n°5 : L’intégration esthétique de la sécurité
Objectif : La sécurité ne doit jamais être au détriment de l’expérience client. Elle doit être efficace mais discrète.
Les 3 niveaux d’intégration :
Niveau 1 – Invisible : La sécurité qu’on ne voit pas (câblage encastré, caméras miniatures, capteurs sous le mobilier, marquage RFID des produits).
Niveau 2 – Design : La sécurité devient un élément esthétique (vitrines transparentes élégantes, supports antivols au design soigné, portiques assortis à la charte graphique).
Niveau 3 – Assumée : La sécurité visible comme élément de réassurance client (caméras dômes design, affichage « zone sous surveillance vidéo » sobre mais clair).
Anti-exemple : Le magasin forteresse avec grilles partout, alarmes agressives toutes les 30 secondes, vigiles omniprésents. Ce type d’environnement fait fuir les clients légitimes autant qu’il tente de dissuader les voleurs.
Le zoning stratégique : cartographier pour sécuriser
Méthodologie de zoning en 5 étapes
Étape 1 : Analyse de la valeur et du risque
Avant tout aménagement, établir une matrice croisant :
- Valeur des produits (€/unité)
- Attractivité pour le vol (facilité de revente, demande sur le marché noir)
- Volumétrie (facilité de dissimulation)
Cette matrice permet de classer vos produits en 4 zones de risque :
| Risque | Caractéristiques | Exemples |
|---|---|---|
| TRÈS ÉLEVÉ | Valeur > 200€ + Petit volume + Forte revente | Smartphones dernière génération, parfums de luxe, montres premium, écouteurs True Wireless haut de gamme |
| ÉLEVÉ | Valeur 50-200€ ou volume moyen + revente facile | Casques audio, petite électronique, cosmétiques de marque, alcools premium |
| MODÉRÉ | Valeur 20-50€ ou volume important mais revente moyenne | Accessoires téléphonie, petits électroménagers, produits de mode |
| FAIBLE | Valeur < 20€ ou volume très important ou revente difficile | Consommables, produits encombrants, articles peu attractifs |
Étape 2 : Définir les zones de sécurité
En fonction de la matrice, créer 3 à 4 zones dans votre magasin :
Zone Rouge (Sécurité maximale) :
- Produits à très haut risque
- Localisation : Au fond du magasin (oblige le voleur à traverser tout l’espace) OU en zone de haute surveillance (face aux caisses)
- Sécurisation : Vitrines fermées ou semi-ouvertes + alarmes + surveillance vidéo dédiée
- Accessibilité : Avec assistance vendeur privilégiée
Zone Orange (Sécurité renforcée) :
- Produits à risque élevé
- Localisation : Zones intermédiaires, bien visibles depuis les postes de travail
- Sécurisation : Supports antivols individuels + câbles de sécurité + surveillance vidéo
- Accessibilité : Libre-toucher sécurisé
Zone Jaune (Sécurité standard) :
- Produits à risque modéré
- Localisation : Rayons périphériques, circulation normale
- Sécurisation : Dispositifs légers (étiquettes RFID, araignées pour les boîtes) + surveillance générale
- Accessibilité : Totalement libre
Zone Verte (Surveillance de base) :
- Produits à faible risque
- Localisation : Entrée du magasin, zones d’attraction
- Sécurisation : Surveillance vidéo générale + présence du personnel
- Accessibilité : Manipulation libre
Étape 3 : Positionner les zones sur le plan
Principe général : Plus un produit est précieux, plus il est éloigné de la sortie (sauf cas spécifique où vous le placez sous surveillance directe à l’entrée, style vitrine de luxe).
Schéma type d’un magasin rectangulaire (10m × 15m) :
ENTRÉE (Zone Verte - Produits d'appel)
↓
Allée centrale (Zone Jaune - Produits standards)
↓
Zone intermédiaire (Zone Orange - Produits moyennement sensibles)
↓
FOND DU MAGASIN (Zone Rouge - Produits premium)
←
CAISSES (positionnées latéralement pour voir toute la profondeur)
Cette configuration oblige tout voleur à traverser plusieurs zones de surveillance croissante avant d’atteindre les produits les plus convoités, puis à repasser devant les caisses pour sortir.
Variante pour magasin en L ou forme irrégulière : Identifier le(s) point(s) de plus forte surveillance naturelle (là où le personnel stationne) et créer des zones concentriques autour de ces points, avec les produits les plus sensibles au plus près.
Étape 4 : Tracer les flux de circulation
Sur votre plan, dessiner les trajectoires probables des clients :
- Flux principal (où passent 70% des clients)
- Flux secondaires
- Zones de stagnation (où les clients s’arrêtent : cabines, bornes interactives, zones de conseil)
Objectif : S’assurer qu’aucune zone rouge ou orange n’est sur un flux de sortie rapide (< 5 mètres de la sortie sans passer par une zone de contrôle).
Étape 5 : Identifier et traiter les angles morts
Avec votre plan et vos flux, repérer sur papier :
- Les zones non visibles depuis les postes de travail
- Les recoins créés par les piliers, colonnes, cloisons techniques
- Les zones cachées derrière un mobilier trop haut
- Les angles morts des caméras (si déjà positionnées)
Solutions :
- Supprimer l’angle mort (modifier le mobilier, déplacer la colonne si possible)
- Ajouter un miroir de surveillance (solution économique)
- Installer une caméra dédiée
- Y positionner des produits peu sensibles (zone verte)
Exemples de zoning par type de magasin
Boutique de téléphonie (80 m²)
Zone Rouge (20% de la surface) :
- Mur du fond : iPhone, Samsung Galaxy S, smartphones pliables
- Vitrine centrale : Accessoires premium (AirPods Pro, montres connectées haut de gamme)
- Sécurisation : SD Block + Smart Unit, vitrines fermées pour éditions limitées
Zone Orange (30% de la surface) :
- Îlots centraux : Gamme moyenne (smartphones milieu de gamme, casques audio)
- Mur latéral : Tablettes, liseuses
- Sécurisation : Supports antivols individuels, alarmes
Zone Jaune (30% de la surface) :
- Présentoirs muraux : Coques, chargeurs, câbles, accessoires
- Sécurisation : Araignées sur packagings, étiquettes RFID
Zone Verte (20% de la surface) :
- Entrée : Offres promotionnelles, forfaits (signalétique)
- Comptoir accueil : Documentation, flyers
- Sécurisation : Surveillance générale
Magasin de bricolage spécialisé outillage (300 m²)
Zone Rouge (15% de la surface) :
- Cage grillagée ou vitrine fermée : Outillage électroportatif premium (perceuses pro, meuleuses, visseuses)
- Accès : Avec assistance vendeur obligatoire
Zone Orange (25% de la surface) :
- Rayons centraux bien visibles : Outillage électrique grand public, outillage à main de marque
- Sécurisation : Câbles avec alarme, packaging sécurisé
Zone Jaune (40% de la surface) :
- Rayons périphériques : Consommables, quincaillerie, petit outillage
- Sécurisation : Étiquettes antivol, surveillance vidéo
Zone Verte (20% de la surface) :
- Entrée : Promotions saisonnières, outillage de jardin volumineux
- Parking extérieur couvert : Matériaux lourds (sacs de ciment, palettes)
- Sécurisation : Surveillance visuelle, portiques RFID
Parfumerie sélective (120 m²)
Zone Rouge (25% de la surface) :
- Comptoirs vitrines fermées : Parfums de luxe (> 100€), éditions limitées, coffrets prestige
- Accès : Vendeur ouvre la vitrine, manipulation accompagnée
Zone Orange (35% de la surface) :
- Étagères murales en hauteur : Parfums milieu de gamme (50-100€)
- Testeurs : Flacons échantillons sécurisés (fixés ou vidés)
- Sécurisation : Alarmes individuelles, vidéosurveillance
Zone Jaune (30% de la surface) :
- Libre-service : Cosmétiques, soins, accessoires
- Sécurisation : Étiquettes RFID, conditionnement anti-vol
Zone Verte (10% de la surface) :
- Entrée : Vitrine découverte, PLV, nouveautés (sous surveillance)
- Caisse : Produits d’impulsion (échantillons, minis)
Optimiser la circulation : fluidité et contrôle
Les règles d’or de la circulation client
Règle n°1 : Un sens de circulation suggéré mais pas imposé
Le client doit sentir qu’il est libre de ses mouvements (condition de l’expérience d’achat agréable), mais l’agencement doit naturellement l’inciter à suivre un parcours optimal.
Techniques :
- Mobilier orienté (crée des « couloirs » visuels)
- Éclairage directionnel (attire vers certaines zones)
- Signalétique discrète (flèches au sol en périodes promotionnelles)
- Produits d’appel stratégiquement placés (créent des points d’attraction successifs)
Règle n°2 : Éviter les impasses
Une impasse (zone où le client doit faire demi-tour pour ressortir) est problématique pour deux raisons :
- Commerciale : Le client peut se sentir piégé et écourter sa visite
- Sécuritaire : C’est un angle mort parfait pour un vol
Solution : Créer des boucles, des circulations circulaires où le client revient naturellement vers la zone de caisse sans avoir l’impression de rebrousser chemin.
Règle n°3 : Largeur des allées proportionnelle au trafic
Allée principale (flux important) : Minimum 1,80 m (permet le croisement de deux clients avec caddie ou poussette)
Allées secondaires (flux moyen) : 1,20 à 1,50 m
Allées tertiaires (consultation) : 0,90 m à 1,10 m
Raison sécuritaire : Une allée trop étroite crée des zones où un voleur peut se dissimuler en se « fondant » entre les rayons. Une allée trop large peut créer des zones de circulation floues difficiles à surveiller.
Règle n°4 : Points de décision limités et clairs
À chaque intersection d’allées, le client doit comprendre immédiatement ses options (continuer tout droit, tourner à gauche, à droite). Éviter les carrefours complexes à 5 ou 6 branches qui créent de la confusion et des zones de stationnement gênantes.
Idéal : Maximum 3 directions possibles à chaque intersection.
Positionner stratégiquement la zone de caisse
La caisse n’est pas qu’un point de paiement, c’est un poste d’observation stratégique.
Positionnement optimal :
Configuration en fond de magasin, décalée latéralement :
ENTRÉE
↓
Espace de vente (vue dégagée depuis la caisse)
↓
CAISSE ← (positionnée sur le côté, vue à 180° sur tout l'espace)
Avantages :
- Le caissier voit tous les clients entrer
- Il surveille l’ensemble du magasin pendant les encaissements
- Les clients doivent passer devant/près de la caisse pour sortir
- Position psychologique de contrôle
Configuration centrale (pour grands espaces) :
Zone A
↓
CAISSE ÎLOT
↙ ↘
Zone B Zone C
Avantages :
- Surveillance panoramique à 360°
- Plusieurs caisses possibles (flux importants)
- Point de repère central pour les clients
Configuration à ÉVITER : Caisse collée à l’entrée, face tournée vers l’extérieur : le caissier ne voit pas ce qui se passe dans le magasin et doit se retourner constamment.
Aménagements complémentaires de la zone de caisse :
- Comptoir surélevé (+ 15-20 cm) pour améliorer le champ de vision
- Pas de colonne, pilier ou mobilier haut qui obstrue la vue
- Moniteurs de vidéosurveillance intégrés au comptoir (discrets mais visibles des employés)
- Espace dégagé de 2 m² devant la caisse (évite les attroupements qui gênent la surveillance)
Gérer les zones particulières
Les cabines d’essayage (mode, optique, sport)
Enjeu : Zone de forte vulnérabilité (client seul, hors de vue, peut échanger étiquettes, accumuler plusieurs articles pour n’en payer qu’un).
Solutions de conception :
Comptage strict en entrée/sortie :
- Poste dédié à l’entrée des cabines
- Système de jetons numérotés (1 jeton = 1 article)
- Vérification visuelle et comptage à la sortie
Surveillance architecturale :
- Cabines positionnées dans une zone visible depuis la caisse
- Miroirs permettant de voir les pieds sous les portes (détection de présence)
- Porte ne fermant pas totalement (interstice de 20 cm en haut et en bas)
- Un seul accès aux cabines (pas de sortie arrière)
Technologie :
- Caméras orientées vers l’entrée/sortie des cabines (pas l’intérieur)
- Détecteurs de présence (signale si quelqu’un reste > 10 min)
- Étiquettes RFID sur tous les articles : alarme si article sort sans passage en caisse
La réserve / l’arrière-boutique
Enjeu : Les vols en réserve (par des employés ou lors de livraisons) représentent 30 à 40% de la démarque interne.
Solutions de conception :
Séparation physique claire :
- Porte fermant à clé (code ou badge)
- Seuil marqué au sol
- Signalétique « Réservé au personnel »
Organisation de la réserve :
- Stock des produits sensibles dans un local fermé ou cage grillagée au sein de la réserve
- Inventaire permanent facilité (étagères étiquetées, rangement rigoureux)
- Une seule porte d’accès (éviter les accès multiples non contrôlés)
Contrôle des flux :
- Procédure de sortie de marchandise (bon de sortie, contrôle)
- Interdiction de sacs personnels en réserve
- Vestiaires séparés de la réserve
La zone réception de marchandises
Enjeu : Moment de vulnérabilité (cartons ouverts, produits en vrac, attention focalisée sur le déballage).
Solutions de conception :
Localisation :
- Idéalement, pas d’accès direct depuis la zone de vente (pas de passage clients)
- Si impossible, séparation visuelle (rideau, cloison mobile)
- Porte de livraison donnant sur une zone sécurisée (pas sur rue passante)
Procédures intégrées à l’espace :
- Zone de contrôle dédiée avec table, scanner, balance (vérification quantitative et qualitative)
- Stockage temporaire sécurisé avant mise en rayon
- Pas de marchandise de valeur laissée sans surveillance
Éliminer les points aveugles
Identifier les angles morts classiques
Les angles morts structurels (inhérents au bâtiment) :
Colonnes porteuses : Impossibles à supprimer, elles créent des zones cachées derrière elles. Solutions :
- Miroirs de surveillance multi-angles positionnés stratégiquement
- Caméra dédiée avec angle large
- Y installer du mobilier bas (présentoirs < 1,20 m) pour ne pas aggraver l’angle mort
- Y positionner des produits de zone verte (peu sensibles)
Escaliers, ascenseurs, sanitaires : Zones fonctionnelles obligatoires mais créant des recoins. Solutions :
- Caméras couvrant les abords
- Éclairage renforcé (éviter les zones sombres attenantes)
- Signalétique de surveillance visible
Vitrine en saillie, renfoncements architecturaux : Solutions :
- Ne rien y installer (laisser vide et bien éclairé)
- Ou y installer des éléments décoratifs non commerciaux (PLV, végétation, assises sous surveillance)
Les angles morts créés par l’aménagement (évitables) :
Mobilier trop haut : Règle : Aucun présentoir ne devrait dépasser 1,80 m de hauteur dans l’espace de vente, sauf :
- Le mur du fond (peut monter plus haut car visible depuis l’entrée)
- Les vitrines fermées en zone rouge
Solution : Mobilier en hauteur dégressive (plus haut au fond, plus bas vers l’entrée).
Îlots mal positionnés : Un îlot central massif qui cache la moitié du magasin lorsqu’on est à la caisse. Solution :
- Îlots ajourés (étagères ouvertes, pas de faces pleines)
- Positionnement asymétrique (pas sur l’axe de visibilité principal)
- Hauteur limitée à 1,40-1,50 m
Accumulation de mobilier dans un angle : Solution : Répartir harmonieusement le mobilier, éviter les concentrations qui créent des « forêts » où on ne voit rien.
Cloisons de séparation : Certaines enseignes créent des « univers » séparés (homme/femme, adulte/enfant) avec des cloisons. Solution : Privilégier les séparateurs visuels symboliques (changement de couleur, de revêtement de sol, arche) plutôt que des murs pleins.
La règle des 10 secondes
Principe : Depuis n’importe quel point du magasin, un vendeur doit pouvoir rejoindre n’importe quel autre point en moins de 10 secondes de marche normale (soit environ 15 mètres de distance).
Pourquoi : Un voleur a besoin de 5 à 20 secondes pour dissimuler un article. Si un vendeur peut intervenir (même indirectement, par sa présence) en moins de 10 secondes après avoir repéré un comportement suspect, le vol devient très difficile.
Implication sur l’aménagement :
- Pas de zones trop excentrées sans possibilité d’intervention rapide
- Allées dégagées permettant une circulation fluide du personnel
- Pas d’obstacles (mobilier trop rapproché, plots, marches) qui ralentissent les déplacements
Test pratique lors de la conception : Sur le plan, tracer des cercles de 15 m de rayon autour de chaque poste de travail fixe (caisse, accueil, SAV). Toute zone hors de ces cercles est potentiellement problématique.
Intégrer les dispositifs techniques dès la conception
Le câblage structurant : l’infrastructure invisible
Principe : Tous les câbles électriques et réseaux (alimentation, Ethernet pour caméras et centrales d’alarme) doivent être encastrés, jamais apparents.
Phase de conception (avant travaux) :
Étape 1 : Recenser les besoins électriques
- Combien de supports antivols avec alimentation (smartphones, casques) ?
- Combien de caméras IP (nécessitent alimentation + réseau) ?
- Combien de centrales d’alarme ?
- Combien d’écrans digitaux, bornes interactives ?
Étape 2 : Positionner les points d’alimentation sur le plan Travail avec l’électricien et le fournisseur de sécurité pour placer :
- Les prises encastrées dans les plinthes ou le mobilier
- Les goulottes techniques dans les plafonds suspendus
- Les boîtiers de connexion dans les caissons de mobilier
Étape 3 : Dimensionner l’installation
- Puissance électrique suffisante (éviter les surcharges)
- Réseau Ethernet filaire (plus fiable que le WiFi pour la sécurité)
- Prises de réserve (anticipation de futurs besoins)
Coût : Intégrer le câblage dès la construction / rénovation coûte 40 à 60% moins cher que de le refaire après.
Les caméras : positionnement optimal dès le plan
Règles de base :
Hauteur d’installation :
- Caméras générales : 3 à 3,50 m (compromis entre champ large et résolution suffisante)
- Caméras de détail (caisses, zone rouge) : 2,50 à 2,80 m
Angles de vue : Viser 15-20% de chevauchement entre les champs de vision de deux caméras adjacentes (évite les zones non couvertes si l’une dysfonctionne).
Points de couverture prioritaires :
- Entrée / Sortie (obtenir des visages nets des entrants)
- Caisses (transactions, gestion de l’argent)
- Zone rouge (produits sensibles)
- Zones aveugles identifiées
Nombre de caméras : Formule approximative : 1 caméra pour 25-30 m² en espace ouvert, davantage si nombreux recoins.
Intégration esthétique :
- Caméras dômes discrètes (moins agressives que les caméras tubulaires)
- Couleur assortie au plafond
- Câblage invisible dans les faux-plafonds
Phase de conception : Positionner les caméras sur le plan 3D avant validation finale de l’aménagement. Vérifier sur maquette numérique qu’il n’y a pas de zone morte.

Les portiques antivols : placement stratégique
Positionnement idéal :
À l’entrée du magasin (juste après le seuil) : Détecte les étiquettes RFID non désactivées. Configuration :
- Écartement : 1,20 à 1,80 m selon le modèle
- Alignement : Perpendiculaire au flux (pas en biais)
- Sol : Surface plane (pas de marche entre les portiques)
Erreur fréquente : Portiques trop écartés (client peut passer largement à l’extérieur) ou trop près (détection imprécise).
Design intégré :
- Portiques au design en harmonie avec le magasin (finition bois, métal brossé, personnalisation)
- Éclairage intégré optionnel (fonction décorative + signalétique)
Alternative : Portiques invisibles (antennes intégrées au sol et au plafond) pour les enseignes de luxe qui refusent l’esthétique sécuritaire visible. Coût supérieur mais intégration parfaite.
Le mobilier avec sécurisation intégrée
Avantage majeur : Acheter dès le départ du mobilier de vente qui intègre les fixations pour les systèmes antivols.
Mobilier SAAA ou équivalent :
- Perçages pré-positionnés pour les supports
- Passages de câbles intégrés (invisibles)
- Centrales d’alarme logées dans les caissons
- Esthétique professionnelle (sécurité + design)
Exemples :
Table de démonstration smartphones :
- 8 à 12 positions avec supports SD Block pré-installés
- Centrale Smart Unit dans le caisson de la table
- Câblage totalement invisible
- Éclairage LED intégré
Mur présentoir high-tech :
- Systèmes de rail permettant de repositionner les supports facilement
- Fond équipé de prises électriques intégrées tous les 50 cm
- Caisson technique au sol pour la centrale
Vitrine fermée zone rouge :
- Éclairage LED intégré (valorisation produits)
- Serrure électronique (accès contrôlé par badge)
- Alarme d’ouverture intégrée
Coût : Mobilier sécurisé = surcoût de 15 à 25% vs mobilier standard, mais économie globale importante (pas d’installation après-coup, esthétique supérieure, durabilité).
Cas pratiques : réaménagements réussis
Cas n°1 : Boutique Orange de 120 m² (centre commercial)
Situation initiale :
- Ancienne configuration : caisse en fond de boutique, dos à l’espace de vente
- Nombreux angles morts créés par des piliers et mobilier haut
- Démarque : 4,8% du CA
Projet de réaménagement avec Security by Design :
Phase de conception (collaboration architecte + consultant sécurité) :
- Inversion de la caisse : déplacement en position latérale, vue à 180° sur tout l’espace
- Suppression de 2 îlots centraux massifs remplacés par des présentoirs muraux et 1 table centrale basse
- Création d’une zone rouge au fond (vitrine fermée pour accessoires premium + table SD Block pour flagships)
- Câblage structurant : 35 points d’alimentation encastrés
- 7 caméras dômes positionnées sur le plan pour couverture totale (vs 11 nécessaires avec l’ancienne config)
Investissement :
- Aménagement : 45 000€
- Sécurisation intégrée : 12 000€
- Total : 57 000€
Résultats à 18 mois :
- Démarque : 1,2% (division par 4)
- Tentatives de vol déjouées : +85% (meilleure surveillance)
- Satisfaction client : +12 points (espace plus fluide, produits mieux valorisés)
- CA à surface constante : +8% (meilleure expérience)
ROI : 14 mois (économies sur démarque + augmentation CA)
Cas n°2 : Magasin de sport (400 m² : running, fitness, outdoor)
Situation initiale :
- Configuration en zones étanches (3 univers séparés par des cloisons)
- Équipes ne pouvaient pas s’entraider / se surveiller entre zones
- Zone running (chaussures 100-250€) : démarque 6,5%
Projet de réaménagement :
Parti pris architectural : Concept ouvert avec zoning par le sol et la signalétique, pas de cloisons.
Zoning sécurisé :
- Zone Rouge (chaussures running premium + montres GPS haut de gamme) : Fond du magasin, mobilier mural à hauteur d’homme, 1 chaussure sur 2 sécurisée (l’autre en réserve)
- Zone Orange (textile technique, accessoires) : Îlots centraux bas, étiquettes RFID
- Zone Jaune (masse sportswear, basiques) : Périphérie, portiques à l’entrée
Circulation optimisée :
- Parcours en boucle suggéré par les allées
- Caisse centrale (vision panoramique)
- Cabines d’essayage sur le côté (visibles depuis la caisse)
Investissement :
- Aménagement complet : 95 000€
- Sécurisation : 18 000€
- Total : 113 000€
Résultats à 12 mois :
- Démarque zone running : 1,8% (division par 3,6)
- Démarque globale : 2,1% (vs 4,2% avant)
- Productivité équipes : +22% (meilleure fluidité, moins de temps perdu)
- Taux de transformation : +15% (expérience améliorée)
ROI : 22 mois
Cas n°3 : Parfumerie de luxe (80 m² : centre-ville)
Situation initiale :
- Vitrine ultra-sécurisée (tout en vitrines fermées) = image « forteresse »
- Clients intimidés, n’osant pas demander à essayer
- Paradoxe : peu de vols mais aussi peu de ventes
Projet de réaménagement : « Sécurité invisible, luxe assumé »
Concept :
- Éliminer toutes les vitrines fermées sauf pour les éditions limitées (< 10% des produits)
- Créer une zone rouge avec présentoirs muraux élégants et alarmes discrètes individuelles
- Testeurs libres (flacons sécurisés ou vidés) pour tous les parfums
- Architecture favorisant la circulation et le conseil (comptoirs de niche pour chaque famille olfactive)
Sécurisation repensée :
- Alarmes miniatures intégrées aux flacons (quasi-invisibles)
- Caméras dômes ultra-discrètes
- Présence renforcée du personnel (1 vendeur pour 25 m² vs 1 pour 40 m² avant)
- Comptoir de caisse/conseil surélevé avec vue totale
Investissement :
- Aménagement : 65 000€ (matériaux nobles)
- Sécurisation nouvelle génération : 15 000€
- Formation équipes (rôle conseil + vigilance) : 2 000€
- Total : 82 000€
Résultats à 12 mois :
- Démarque : Stabilité (0,8% avant et après, très bas dans les deux cas)
- CA : +28% (!!!), grâce à une expérience client transformée
- Panier moyen : +22% (clients conseillés achètent des produits plus haut de gamme)
- Fréquentation : +35%
ROI : 9 mois (grâce à l’explosion du CA)
Leçon : La sécurisation n’est pas toujours une question de « plus de dispositifs » mais parfois de « mieux de dispositifs ». Ce magasin a désécurisé visuellement pour sécuriser efficacement et invisiblement.
Checklist du réaménagement sécurisé
Phase 1 : Avant-projet (2-4 semaines avant début des travaux)
Analyse préalable :
- Audit de démarque des 12 derniers mois (identifier les produits et zones à risque)
- Étude des flux clients actuels (comptage, observation, heatmap si disponible)
- Recensement des angles morts actuels (visite avec plan annoté)
- Consultation des équipes (quels problèmes rencontrent-ils ?)
Définition du besoin :
- Matrice produits (valeur × risque × volume)
- Zoning cible (rouge/orange/jaune/vert sur plan)
- Liste des équipements de sécurisation nécessaires
- Budget alloué sécurité (15 à 25% du budget aménagement total)
Sélection des partenaires :
- Architecte d’intérieur / Agenceur avec sensibilité sécuritaire
- Fournisseur de solutions antivols (consultation en amont, pas après)
- Éventuellement : Consultant sécurité retail spécialisé
Phase 2 : Conception détaillée (4-6 semaines)
Plans et maquettes :
- Plan 2D avec zoning sécuritaire annoté
- Maquette 3D avec positionnement mobilier et caméras
- Schéma de circulation (flux principal, flux secondaires)
- Plan de câblage électrique et réseau (points d’alimentation, goulottes)
Validation technique :
- Vérification couverture caméras (aucune zone morte)
- Test de visibilité depuis postes de travail (règle des 80%)
- Respect de la règle des 10 secondes (accessibilité de tous les points)
- Conformité aux normes (ERP, accessibilité PMR, incendie)
Validation budgétaire :
- Devis détaillés (aménagement + sécurisation)
- Calcul du ROI estimé (économies démarque + gains commerciaux)
- Validation direction / franchise
Phase 3 : Réalisation (durée variable, 2-8 semaines)
Suivi de chantier :
- Respect du plan de câblage (vérifier avant fermeture des goulottes)
- Positionnement exact du mobilier selon plan validé
- Installation des dispositifs de sécurité selon spécifications
- Tests de fonctionnement (alarmes, caméras, portiques)
Formation des équipes :
- Session de formation avant réouverture (nouveau layout, nouveaux équipements)
- Procédures mises à jour (postes de travail modifiés, nouvelles zones)
- Exercice de surveillance (identifier zones sensibles, réflexes)
Phase 4 : Post-ouverture (3-6 mois)
Suivi et ajustements :
- Observation des flux clients réels (correspondent-ils aux prévisions ?)
- Identification d’éventuels nouveaux angles morts (ajustement caméras / miroirs)
- Relevé de la démarque mois par mois (comparaison avec objectifs)
- Recueil feedback équipes (confort de travail, sentiment de sécurité)
Optimisation continue :
- Ajustements mineurs (déplacement d’un îlot, réorientation d’une caméra)
- Analyse des tentatives de vol (quelles techniques ? quelles zones ?)
- Formation complémentaire si nécessaire
Mesure du ROI :
- Calcul économies sur démarque (vs année précédente)
- Analyse impact sur CA (transformation, panier moyen)
- Bilan global à 6 mois et 12 mois
L’aménagement, investissement sécuritaire structurant
Réaménager un magasin représente un investissement conséquent, souvent entre 500 et 1 500€ du mètre carré selon le secteur et le niveau de finition. Face à un tel budget, la tentation est grande de rogner sur la sécurisation, perçue comme un coût additionnel.
C’est précisément l’inverse : intégrer la sécurisation dès la conception, c’est optimiser l’investissement total. Un magasin pensé dès l’origine pour la prévention des pertes nécessite moins d’équipements antivols (donc coûte moins cher), tout en offrant une protection supérieure et une meilleure expérience client.
Les bénéfices d’un réaménagement sécurisé se mesurent sur 5 à 10 ans :
- Réduction durable de la démarque (30 à 70% selon les cas)
- Amélioration de l’efficacité opérationnelle des équipes
- Augmentation du chiffre d’affaires (meilleure expérience = meilleure conversion)
- Pérennité de l’investissement (espace évolutif, infrastructure solide)
- Image de marque valorisée (professionnalisme, sérieux)
Les 5 principes à ne jamais oublier :
- Visibilité totale : 80% de la surface visible depuis les postes de travail
- Circulation maîtrisée : Flux dirigés vers les zones de contrôle, pas d’impasses
- Zoning sécuritaire : Les produits sensibles éloignés de la sortie ou sous surveillance renforcée
- Profondeur défensive : 5 couches de protection qui se complètent
- Intégration esthétique : La sécurité efficace mais discrète, jamais oppressante
Le réaménagement de magasin est une opportunité rare (tous les 7-10 ans en moyenne) de repenser fondamentalement votre stratégie de prévention des pertes. Ne la gâchez pas en traitant la sécurité comme une réflexion après-coup.
Faites-en un pilier de votre projet dès le premier croquis.
Vous préparez un réaménagement de point de vente ?
Nos experts en conception sécurisée vous accompagnent dès la phase d’avant-projet : audit de votre espace actuel, recommandations de zoning, positionnement optimal du mobilier et des dispositifs antivols, plan de câblage structurant.
Transformez votre réaménagement en réelle opportunité de réduction de la démarque et d’amélioration de votre rentabilité. Contactez-nous pour un accompagnement sur-mesure de votre projet.
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